mercredi 31 décembre 2008

Vu: Young People Fucking


C'est un film qui a ébranlé les Conservateurs lors de sa sortie. En effet, le fait que des politiciens de ce parti aient obtenu des billets pour un film portant un nom pareil avait été très mal vu. (Probablement par ceux qui n'avaient pas obtenu de billets)

Ceci dit, c'est un film de Martin Gero, une étude des relations sexuelles chez les twenty et thirty-something.

C'est ironique. C'est touchant.


J'ai bien aimé.

Malgré le titre, nous ne sommes pas en présence d'un film américain qui montre tout et évoque peu. On voit bien quelques seins et fesses mais surtout, on sent bien le désarroi humain qui peut nous saisir dans ces moments de grande intimité et de grande vulnérabilité.

Un bon film.

Ma Cote: ****

Rabbit

Une autre belle ballade de Matt Duke. Pour un peu, je descendrais à Philly pour le voir en direct. A écouter sur sa page MySpace car il n'y a pas de vidéo.

http://www.myspace.com/mattduke

Every sentiment hangs around
No longer than a minute or two
I find I keep falling for love
But I can’t seem to follow it through

So run, little rabbit, run

I leave one good hand on the wheel
Been counting mile markers for days
Everything falls further behind
I can disappear in several ways

So run, little rabbit, run

Sleep through the morning
Don’t wake me up
Sleep through the morning
One little man to one mighty sun

Try to break away from yourself
Throw your broken bones in a heap
All the blood and guts are exposed
Your spirit has been begging to leave

mardi 30 décembre 2008

Belle découverte



Merci Simon

so here's where i've erred; here's what i've done.
found a crack in my glass, but it was pretty half-empty to start.
so out with the old, and bring on the new.
because to fix what i had was a pretty hard thing to do.

but she said that i found a lot of oysters these days.
yes, i found a lot of oysters these days.
and with all comes a pearl and a pretty hard shell to break.
well, i found a lot of oysters these days.

i look to the sun, but i'm closing my eyes.
though my mother had said it, i was quick to look into the sky.
and all through the pain, i swore that i'd try.
and with big sunglasses, she stood there firm by my side

Silence radio....


Raison: lombalgie aigüe!

Mais n'ayez crainte. Mes amis Advil et Groslenol devraient me permettre de faire ma garde et vous aurez du nouveau matériel à vous mettre sous la dent (ou sous l'oeil :)).

jeudi 25 décembre 2008

Pour Noël: Brian Eno

Magnifique musique sur fond de ciel (ajouté par un fan car il n'existe pas de vidéo pour cette chanson)

dimanche 21 décembre 2008

Twilight ou le désir


Twilight est un phénomène. C'est d'abord et avant tout une série de livres écrite par Stephenie Meyer, saga qui raconte l'amour passionné mais contrarié d'une humaine (Bella) et d'un vampire (Edward).

Je dis contrarié car plusieurs obstacles se dressent sur leur route, le plus évident étant leur race. Car Edward ne peut se résoudre à soustraire sa bien-aimé à son humanité... ce qui ne l'empêche pas d'avoir envie de boire son sang... Ils vivent dans une relative chasteté, imposée par la perte de contrôle qui semble inévitable s'ils en venaient à coucher ensemble. Par ailleurs, des tas d'autres embûches se dresseront sur leur chemin. Je vous en épargne la liste.


Cette impossibilité de compléter leur union physique permet d'ailleurs à Mme Meyer de renouer avec les éléments de l'amour courtois, tant vanté par les poètes et les dames de la cours au Moyen-Âge et à la Renaissance. Tristan et Iseult, Roméo et Juliette, Abélard et Éloise... ils ne se déchiraient pas linge sur le dos la première nuit... Nos protagonistes non plus, ce qui est très rafraîchissant. Ils se roulent dans le désir, littéralement. Et c'est très beau à voir! Je dirais que c'est plus un film sur le désir inassouvi que sur l'amour.

Le roman était bien dans le registre de l'amour éternel à 17 ans. Le film dessert infiniment mieux le désir infini à 17 ans. Malgré tout, le long métrage rend justice à l'oeuvre, ce qui est déjà plus qu'on peut en dire de plusieurs adaptations.

C'est un film à petit budget et d'ailleurs, des critiques ont souligné l'impact sur les effets spéciaux de cette contrainte. Il est vrai que après Harry Potter, c'est plutôt bon enfant. Les vampires sont d'un blanc opaque de mime alors qu'on les voudrait translucides, ils bougent à "fast forward" plutôt que de vraiment aller plus vite et quand ils grimpent aux arbres, on voit presque le "green screen". Mais honnêtement, je trouve que ça ajoute à l'aspect "conte" de l'affaire.



Je ne sais pas si c'est moi mais j'ai beaucoup aimé. Il faut savoir que je suis célibataire depuis peu selon mes critères (7 mois) et que je commence à rêver à quelque chose d'autre. Et que pour faire rêver, ce film est excellent... Les deux personnages principaux ont une chimie très particulière qui ne nous laisse pas indifférents. Mais en même temps, ce ne sera pas la star de la prochaine cérémonie des Oscars.


Ma cote: ****

vendredi 19 décembre 2008

Théorie du gras et du moral


J'ai une théorie très développée sur l'importance d'adopter une alimentation riche en gras lors d'une garde particulièrement difficile. Les concepts que je vais vous exposer se sont définis suite à une observation facile à réaliser: à minuit, la seule chose que mangent les résidents encore éveillés, c'est de la patate frite.

Pourquoi cet attrait du tubercule huileux? Pourrait-il y avoir une fonction essentielle à la "junk food" dans les hôpitaux universitaires? Il me fallait répondre à ces questions cruciales dans un contexte suivant: la malbouffe va bientôt être bannie de nos hôtels de Dieu.


Voici mes conclusions.

Le corps humain est essentiellement constitué d'eau. Le moral se déplace dans cette masse aqueuse un peu comme un baromètre: quand ça va pas, le coeur est lourd et le moral descend dans les talons. Quand tout va bien, le tout s'allège et voici le moral qui flotte à la surface de toute cette eau humaine.

Quand on est de garde et que le ciel nous tombe sur la tête ou qu'on est tout simplement tannés et fatigués, le moral pique du nez. Pourtant, nous devons maintenir la cadence et la bonne humeur. Il faut donc faire flotter le moral au-dessus de l'eau malgré sa densité augmentée....

Qu'est-ce qui flotte sur l'eau et qui peut se solidifier en surface pour former une plate-forme relativement solide? Le gras, bien sûr!

Ainsi, l'ingestion de malbouffe à base de pomme de terre frites ajoute à notre composition corporelle suffisamment de gras pour qu'une couche stabilisatrice se forme et "jamme" le moral dans les hauteurs stratosphériques, pour une garde des plus heureuses et euphoriques.

Je dois avouer que j'ai moi-même confirmé l'efficacité de cette technique lors de quelques nuits assez houleuses.

J'attends vos commentaires! La méthode scientifique à son meilleur!

jeudi 18 décembre 2008

Le bonheur c'est...


Voir deux personnages qu'on aime
Se trouver au moment le plus surprenant
Comme Violet et Pete de "Private Practice"


yé!


Ils vont me manquer...


Je reviens tout juste du bal de fin de pré-clinique des étudiants de Saguenay. Je suis nostalgique.
Ils ont inauguré la Faculté de Médecine de Saguenay. Ils sont tricotés serrés. Ils sont passionnés.

Ils vont me manquer.

J'aurais aimé leur dire tant de chose.

D'avoir confiance en eux mais aussi de bien prendre la critique. De savoir en prendre et en laisser. Je voulais aussi leur dire de s'endurcir envers les collègues quand c'est nécessaire mais le moins possible avec les patients. Je voulais leur dire de rester accessible tout en prodiguant des soins et que les rencontres les plus vraies ont lieu quand on accepte d'être touché. Je voulais leur dire que c'est permis de verser une larme avec un patient de temps en temps tant qu'on peut continuer notre vie après. Je voulais leur dire qu'on peut tous trouver notre voie et notre voix en médecine. Il suffit de persévérer et d'être créatif. Je voulais leur dire combien j'avais été chanceuse de les rencontrer et que j'avais une grande confiance en eux. Je voulais leur dire que je serais toujours là en cas de besoin. Je voulais leur rappeler que leurs rêves sont accessibles tant qu'ils ne tombent pas dans l'oubli.

J'avais beaucoup de choses à leur dire mais j'ai manqué de mots. Et demain ils auront quitté le nid. J'aurais dû saisir la chance au vol...

Ils vont me manquer!

mercredi 17 décembre 2008

Le bonheur c'est...


Une amie dans la chambre d'amis
Couchée sur le fameux matelas


Voir de mes anciens étudiants
Passer à la prochaine étape
La tête haute
Le coeur en fête


Rigoler avec Damien
"Back benchers" pour le plaisir


Une bonne journée
Une bonne semaine

vendredi 12 décembre 2008

Le bonheur c'est...


Finalement avoir un matelas dans la chambre d'amis
Réussir à réparer soi-même la porte de garde-robe
Commencer à oublier toutes les responsabilités
Qu'on vient d'acheter


Accomplissement!

jeudi 11 décembre 2008

Encore un peu de bonheur...


Je suis très heureuse de ces temps-ci... même si c'est pas toujours rose rose. Je suis tellement à mon aise dans mon nouveau chez-moi que ça me nourrit constamment. Ça contre-carre l'ennuyeux.


Alors j'écris là-dessus à profusion. En espérant vous transmettre un peu de mon bien-être...

mercredi 10 décembre 2008

Le bonheur c'est...


Un ami dans une ville qui n'est pas la nôtre
Prêt à aider avec un matelas damné
Prêt à installer un lave-vaisselle
Prêt à écouter quand ça va
Aussi quand ça va pas


Merci Damien
(que j'ai appelé Dadou sans y penser
devant tout le département
et qui ne m'en veut pas)

mardi 9 décembre 2008

Le bonheur c'est...


Ne pas se laisser abattre par l'adversité


Dans la même journée
Découvrir son lait imbuvable
Quand les céréales sont dans le bol
Assaisonnées de miel


Se faire rappeler une réunion oubliée
Quand on doit être à la maison
Pour une livraison


Devoir faire les deux puis
Courir dans le stationnement
Se tordre une cheville


Finalement recevoir le nouveau matelas
A temps pour les invités
Mais constater après un trou (dans le mur)
Que le sommier ne passe pas l'escalier!


Rien de grave

Que de l'ennuyeux


Malgré tout, je suis heureuse!


C'est le bonheur!

lundi 8 décembre 2008

Le bonheur c'est...


Des fruits frais et de saison
Les cerises de la Vallée de l'Okanagan
Presque noires de leur sucre
Les pêches poilues et velues
Leur duvet s'envolant dans l'air lourd
Les clémentines du Maroc
Quand plus rien ne pousse ici!

jeudi 4 décembre 2008

Le bonheur c'est...


Un chat qui dort
La tête sur ma cuisse
un filet de salive au coin de la lèvre
Abandon complet

Un film comme un coup de poing


Polytechnique, le prochain film de Denis Villeneuve s'annonce comme un grand frisson dans le dos. De seulement voir la sobre bande annonce m'a rappelé le drame, la catastrophe sans nom. Musique magnifique.

A voir absolument! Ce sera l'événement, j'en suis sûre. J'en frissonne de ces images!

Bande annonce ici: http://www.vivafilm.com/fr/47/trailers/letter_search/0/default_high/P/0/

mardi 2 décembre 2008

Notre Babine


Dimanche soir, mon ami Simon m'a rappelé qu'un peu d'inattendu fait beaucoup de bien. En effet, il m'a invité au cinéma à la dernière minute pour la dernière représentation. Sans réfléchir, j'ai dit oui et j'ai été enchantée.

Je suis déjà une adepte de Fred Pellerin alors j'étais déjà encline à aimer ce produit tout frais: Babine le film. Et j'ai été charmée.

La voix de Fred Pellerin nous emporte dans ce St-Élie-de-Caxton plus grand que nature pour nous raconter l'histoire de Babine, ce fils de sorcière du village mal-aimé par le curé neuf du village. Un peu simple d'esprit mais cherchant à se faire aimer comme chacun de nous.

L'histoire est magnifique et la langue de Pellerin fait vibrer les personnages comme seul lui sait le faire. La photographie est splendide et met de l'or dans tous les yeux des acteurs. Des bleus auréolés d'or, des noisettes profonds, des bruns fertiles. La lumière est chaude et enveloppante.


Alexis Martin est absolument détestable en curé neuf et nous n'avons pas fini de voir ce comédien qui nous sert un Babine touchant comme une étoile filante.



Bis!

Merci Simon!

Ma Cote: *****

lundi 1 décembre 2008

Des souvenirs musicaux...

Je suis tombée sur cette balade que j'ai écouté au point de briser la cassette quand j'étais au secondaire. C'était l'automne et il faisait noir tôt. J'avais trouvé un gars à mon goût et je rôdais dans son quartier dans l'espoir de l'aperçevoir. J'avais mon baladeur jaune Sony et j'écoutais Creep... Je me rappelle de l'odeur de l'air glacé comme si c'était hier. J'avais 15 ans. Souvenir auditif.

Bonne écoute