samedi 21 mars 2009
vendredi 20 mars 2009
mardi 10 mars 2009
Pour une fois que je connais une vedette
Maladies rénales chroniques: la majorité des gens affectés ignorent qu'ils le sont
![]() | François Gougeon |
(SHERBROOKE) Les maladies rénales chroniques affectent jusqu'à 8 pour cent de la population, mais la majorité des gens touchés l'ignorent: c'est sans symptôme, ni douleur mais le mal se développe insidieusement et peut entraîner différentes complications.
«Du nombre de gens avec une maladie rénale chronique, un petit pourcentage va se détériorer et devra avoir recours à la dialyse ou à la greffe. Chaque année, environ 1000 Québécois apprennent qu'ils souffrent d'insuffisance rénale terminale, dont environ 275 personnes en Estrie», déplore le néphrologue Tewfik Nawar, du CHUS.
Déplorable car toute silencieuse soit-elle, la maladie rénale chronique peut être diagnostiquée avant l'arrivée des dommages et traitée pour en ralentir la progression.
C'est sans oublier que les problèmes rénaux chroniques sont un important facteur de risque de maladies cardiovasculaires. «C'est même un facteur de risque plus important que le cholestérol selon des études sur le sujet «, signale le Dr Nawar. Ainsi donc, en détectant au plus vite une maladie rénale chronique, un patient limite d'autant les risques d'accident cardiovasculaire.
Les deux principales causes contributives aux maladies rénales chroniques sont l'hypertension et le diabète. «Et encore là, bien des gens l'ignorent. Il m'arrive de voir des patients chez qui l'hypertension a été détectée, mais qui sont tout surpris car ils pensaient que c'était accompagné de maux de tête», illustre le spécialiste.
Clinique populaire
Or, c'est justement dans le but de mieux informer les gens et de démystifier les risques de maladie rénale chronique que le Dr Nawar et d'autre néphrologues, de même que des infirmières et des intervenants de la Santé publique de l'Estrie, tiendront une clinique populaire le jeudi, 12 mars, au Carrefour de l'Estrie. Cela coïncide avec la Journée mondiale du rein. Entre 13 et 17 heures, dans le corridor donnant sur la porte centrale du boulevard de Portland, les visiteurs pourront aussi faire mesurer leur pression artérielle.
« C'est important que les gens soient sensibilisés et informés adéquatement de la réalité des maladies rénales chroniques dont les dommages directs et indirects sont évitables. Surtout dans un contexte de vieillissement de la population, car les fonctions rénales diminuent avec l'âge. Et c'est sans oublier toute la problématique de l'embonpoint croissant dans notre société, en lien avec le diabète», a notamment émis le spécialiste.
En outre, toujours le 12 mars, il y aura une activité d'enseignement à l'intention des médecins de famille de l'Estrie pour qu'ils portent encore plus attention aux maladies rénales chroniques dont leurs patients pourraient être atteints à leur insu.
jeudi 5 mars 2009
mercredi 4 mars 2009
Des idées bizarres ici au Québec
Jugée illégale, une école reçoit quand même des enfants

La devise du groupe religieux la Mission de l'Esprit-Saint, de Joliette, est: «Régénération de l'humanité par l'eugénisme». Son chef Gilles Francoeur a déjà expliqué qu'il ne s'agissait pas d'éliminer les faibles comme Hitler le prônait, mais de les élever.
Photo François Roy, La Presse
![]() | Marie Allard |
Les 150 enfants du groupe religieux La Mission de l'Esprit-Saint, de Joliette, ne vont pas à l'école comme tout le monde. En 2007, la Cour supérieure du Québec a fait fermer l'école illégale qu'ils fréquentaient, l'Institut Laflèche. Depuis, la plupart sont éduqués par leurs parents ou se regroupent clandestinement dans des maisons privées. Certains continuent même d'aller à l'Institut Laflèche pour des activités dites «parascolaires», a constaté La Presse. Les membres de la Mission croient que la Terre n'est pas ronde et que le soleil est le reflet du feu de l'enfer.
L'Institut Laflèche, une école illégale appartenant au groupe religieux La Mission de l'Esprit-Saint de Saint-Paul-de-Joliette, a été fermée par une ordonnance de la Cour supérieure du Québec en juin 2007. Elle semble toutefois toujours fréquentée, a constaté La Presse en se rendant au bâtiment qui abrite l'Institut Laflèche.
Trois fillettes, vêtues d'uniformes sur lesquels était brodée l'inscription «Institut Laflèche», nous ont répondu. Nous y avons vu plusieurs autres enfants, soit devant l'école, soit à l'intérieur, en attendant qu'un adulte vienne nous parler. Questionnée sur la présence de jeunes alors que l'Institut doit être fermé, une dame aux cheveux blancs a sèchement répondu: «C'est le cours de chant», avant de nous ordonner de partir. «C'est privé, ici», a-t-elle dit. Il était 9h50 en matinée, un jour d'école.
La Presse a également téléphoné à la Mission, hier. Leur porte-parole a refusé de nous parler.
Les membres de la Mission de l'Esprit-Saint de Joliette vénèrent leur fondateur, Eugène Richer dit La Flèche, qu'ils considèrent comme étant l'Esprit-Saint. Ce policier montréalais mort en 1925 est, selon eux, la troisième personne de la Sainte-Trinité, avec Jéhovah et Jésus-Christ. Ses fidèles croient que la Terre est en forme de poire, que le Soleil n'existe pas (ce serait le reflet du feu de l'enfer). Ils sont encouragés à se marier jeune, à faire beaucoup d'enfants et à avoir «horreur du monde» extérieur. Leur devise, inscrite sur une grande pancarte à l'entrée de leur terrain, est «La régénération de l'humanité par l'eugénisme».
Leur école illégale, qui a fonctionné pendant une trentaine d'années, accueillait 150 élèves au moment de sa fermeture (d'abord par injonction interlocutoire, en 2004). Depuis, la plupart de ces enfants n'ont pas été inscrits dans des écoles régulières. Ils sont éduqués par leurs parents ou se regroupent dans des maisons privées.
Aucune visite du ministère de l'Éducation cette année
Le 4 juin 2007, la Cour supérieure du Québec a été claire. Elle a émis une «ordonnance d'injonction finale et permanente» enjoignant l'Institut Laflèche et ses employés (rémunérés ou bénévoles) de s'abstenir de dispenser des services éducatifs à l'Institut ou ailleurs. Des activités parascolaires (culturelles, sportives, musicales et religieuses) peuvent toutefois se dérouler à l'Institut.
C'est au ministère de l'Éducation que revient la tâche de vérifier l'application de la décision de la Cour. Dès le 26 septembre 2007, le Ministère s'est rendu sur place et y a vu «une quarantaine d'enfants qui entraient et sortaient de l'édifice, certains avec un étui de musique», indique un document obtenu par La Presse grâce à la Loi d'accès à l'information. Quatre autres visites du Ministère ont suivi. Une seule a permis de voir des jeunes (cinq). La dernière a eu lieu le 10 juin 2008 ; rien n'a été fait cette année.
Malgré la présence d'enfants, le Ministère n'a pas sévi. «Nos observations nous ont permis de constater qu'il n'y avait plus de services éducatifs qui étaient dispensés, a dit lundi Stéphanie Tremblay, porte-parole du Ministère. Par contre, ce qu'on m'indiquait, c'est qu'il est possible qu'il y ait des activités parascolaires.» En matinée, la semaine, il est permis de faire du parascolaire.
Les examens annuels ne sont plus obligatoires
Le gros hic, c'est que même si l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans au Québec, la Loi sur l'instruction publique permet d'obtenir une dispense pour éduquer un enfant à la maison. Il faut toutefois que le jeune reçoive un enseignement équivalent à ce qui est dispensé à l'école, «d'après une évaluation faite par la commission scolaire», précise la loi.
En 2006, les résultats des 200 élèves éduqués à la maison évalués par la commission scolaire des Samares (CSDS) étaient désastreux, selon Radio-Canada. En maths, leur taux de réussite était de 59% au primaire, mais chutait à 27% au secondaire. En lecture, il était de 61% au primaire, mais de 48% en français au secondaire. On estimait alors que les trois quarts de ces élèves étaient membres de la Mission.
Fait troublant, La Presse a appris que la commission scolaire n'oblige plus les enfants scolarisés à la maison à passer des examens. «Ce n'est plus les mêmes exigences, a dit Marie-Élène Laperrière, porte-parole de la CSDS. Ils ont la possibilité de faire les examens ou de faire évaluer le portfolio. Il y a deux possibilités.» Le portfolio est un dossier illustrant la progression de l'enfant, avec des exemples de tests, de dictées et de «situations d'apprentissage». Cette année, 230 élèves scolarisés à domicile sont inscrits à la CSDS.
mardi 3 mars 2009
Merci Mon Dieu...
Espèces menacées: Obama rétablit des protections supprimées par Bush
Laurent Lozano |
Le président américain Barack Obama a annoncé mardi avoir rétabli des dispositions protégeant les espèces menacées et supprimées par son prédécesseur George W. Bush dans les dernières semaines de sa présidence.
Le 16 décembre 2008, le gouvernement Bush était revenu sur des règlements observés de longue date et imposant que des services spécialisés au sein de l'administration soient consultés sur des projets gouvernementaux susceptibles d'affecter des espèces menacées.
Dans certains cas, l'approbation écrite de ces services chargés de veiller au respect de la loi sur les espèces menacées était même nécessaire.
Le gouvernement Bush avait étendu les circonstances dans lesquelles une agence gouvernementale pouvait se passer de l'avis de ces services.
Cette réglementation avait suscité des protestations de cadeau de dernière heure fait à l'industrie.
Dans un document officiel signé mardi, M. Obama demande à son gouvernement de réexaminer la réglementation du 16 décembre et, en attendant que ce réexamen soit terminé, de revenir à la procédure ancienne.
Sierra Club, grande organisation de défense de l'environnement, a salué la nouvelle.
La réglementation de décembre 2008 «représentait tout le mépris pour la science et la primauté du politique sur la connaissance qui caractérisaient l'adminstration Bush dans ses efforts pour démanteler des lois essentielles sur l'environnement», a dit Carl Pope, un de ses responsables.
Elle aurait permis à des agences ignorantes de la faune et de la flore de «prendre des décisions dont pouvait dépendre la vie ou la mort d'animaux comme l'ours polaire», a-t-il dit dans un communiqué.
«Notre faune et notre flore sont désormais en de bien meilleures mains. Le président Obama a fait revenir la science dans le processus de décision», a-t-il ajouté.
Dans une déclaration faite au secrétariat chargé du Territoire, qui joue les premiers rôles dans la protection de l'environnement, M. Obama a assuré que désormais «on respectera le travail accompli par les scientifiques et les experts travaillant dans (son) administration».
Il a refusé le «choix erroné» entre la préservation et l'exploitation de la ressource: «Grâce à des politiques intelligentes et durables, nous pouvons concilier croissance économique aujourd'hui et préservation de notre environnement pour nous-mêmes, nos enfants et nos petits-enfants», a-t-il dit.
Il s'adressait à un ministère au coeur des tensions entre intérêts économiques et environnementaux, a fortiori en période de crise, puisqu'il gère environ un cinquième de la surface des Etats-Unis, un territoire qui produit 30% de l'énergie du pays.
M. Obama se livrait à une nouvelle défense du plan qu'il a fait adopter en février pour tenter de relancer l'économie américaine. Celui-ci, ainsi que le premier budget de M. Obama, font la part belle aux énergies alternatives.
Sur ses 787 milliards de dollars, trois sont destinés au secrétariat au Territoire pour la préservation de richesses naturelles comme le Parc national de Yellowstone, le rafraîchissement de la Statue de la liberté ou la reconstruction d'écoles dans les réserves indiennes.




