The House – Katie Melua – 15 juin 2010
Katie Melua nous a donné de très belles balades par le passé. Nine Million Bicycles et Piece by Piece, sur l’album du même nom étaient de petites merveilles, nous parlant d’amour et de rupture avec douceur et légèreté. Elle nous a ensuite charmé avec un disque au parfum suranné, Pictures.
Une des caractéristiques de ces deux albums est la force des images qu’ils font naître. En effet, Katie Melua utilisait l’analogie avec brio, comparant son amour à un bateau (If You Were a Sailboat) ou la transparence d’un amoureux à la liste d’ingrédient sur une boite de conserve ( What It Says On The Tin). Le tout sur fond assez folk-rock qui laissait toute la place à sa voix vaguement rauque, mais infiniment touchante.
The House, le quatrième album de la britannique, rompt définitivement avec cette tradition. Il fallait s’y attendre : William Orbit, celui a qui l’on doit Ray Of Light de Madonna et 13 de Blur, était derrière la console pour cet opus. The House a donc marqué la fin de la productive union entre Melua et le producteur Mike Batt.
The Flood, le premier extrait, est relativement représentatif de l’album. C’est très rythmé et avec un bel effet de crescendo. J’aime bien malgré les relents de musique commerciale qui s’en dégagent.
D’ailleurs, les accents pop sont omniprésents à travers tout l’album avec l’usage du synthétiseur et de l’échantillonnage. C’est particulièrement flagrant sur Twisted et God On the Drums, Devil On the Bass. J’ai parfois même regretté ne pas aussi bien entendre la voix à cause de ces effets qui, en eux-mêmes, ne sont pas mauvais. Les textes restent bien imagés mais plus durs à saisir de par les fioritures qui les accompagnent
Par moment, c’est presque country : The One I Love Is Gone et I’d Love to Kill You. Je ne peux pas dire que j’ai été particulièrement intéressée par ce choix d’arrangements.
Bref, c’est réellement un changement de direction pour Katie Melua. Un disque à mon sens inégal et moins rafraîchissant que ce dont elle nous a habitué mais néanmoins de bonne facture musicale.
Moments forts
The Flood, Tiny Alien
Moments Mous
The One I Love Is Gone
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