Deuxième film écouté dans l'autobus au retour de NY, I am legend est un film que j'aime beaucoup. En fait, j'apprécie tout particulièrement la première partie.
Les images de NY post-apocalypse sont remarquables de réalisme et ne manquent pas d'évoquer un certain malaise. La relation de cet homme seul, habité par sa mission et son deuil, avec son chien, dernière trace de sa vie d'avant, est très touchante.
D'ailleurs, c'est un excellent rendu d'une nouvelle de Richard Matheson, du moins pour le premier tier du film, le chien en plus... Mais comme j'aime beaucoup les animaux, je suis bien prête a pardonner cette disgression. Par contre, j'ai beaucoup plus de mal avec le passage sous silence du concept de l'évolution de cette nouvelle espèce créée par l'homme.
Pour vous remettre en contexte, la nouvelle de Matheson raconte la vie de Robert Neville, militaire et scientifique, qui se retrouve seul alors que le monde a été terrassé par une maladie qui a rendu la vie aux morts et les a transformé en vampires. Neville a organisé sa vie en parallèle de celle des "contaminés" et se rend compte qu'il semble y avoir une certaine évolution chez ces opposants. Une organisation sociale se dessine et finalement, des émissaires sont envoyés à Neville car son existence même menace le nouvel ordre établi. En effet, en rappelant aux créatures leurs pertes et leur ancien état, il trouble la paix. Il est une légende puisque le dernier de son espèce.
Cette histoire est racontée telle quelle dans la première version de ce film avec Charlton Heston. Il en est autrement du film avec notre Will Smith national.
Dans cette lecture bien américaine, le virus a transformé ceux qui y ont survécu en bête assoiffée de sang et enragées. Will Smith joue Neville, un Neville bien déterminé a résoudre le deuil de sa famille en sauvant ce qui reste de la race humaine. Il travaille dans le sous-sol de sa maison sur l'élaboration du sérum et kidnappe des infectés pour tester ses recherches.
Lors d'une escapade de recrutement intensif de sujet, il fait prisonnière une femme ce qui déclenche la rage de son compagnon. Ce dernier va appâter Neville et finalement l'entraîner dans la mort. Mais pas avant que le valeureux scientifique guerrier n'ait trouvé le remède et sauvé la race humaine!!
Il passe à l'histoire et devient une légende car il sauve le monde.
Je ne suis pas vraiment surprise que les Américains aient changé la fin. Ils aiment les histoires qui se terminent nettement, sans trop d'amertume ou d'ambiguités. Ce qui est loin d'être le cas dans le premier film ou dans l'oeuvre de Matheson.
Lorsque Neville, qui se bât pour la survie de ses souvenirs se rend compte qu'il court après une inutile utopie, le choc est grand, très grand. Il n'y résistera pas. Surtout qu'il ne peut rejoindre cette nouvelle race puisqu'il est immun au virus. Il tente de sauver des gens qui ne veulent pas être sauvé.
C'est dans cette évolution dans la mutation que réside toute la nouveauté et la grandeur de l'oeuvre. Et Matheson pousse la réflexion jusqu'au bout. Mais pas notre ami Will...
dimanche 30 mai 2010
vendredi 28 mai 2010
jeudi 27 mai 2010
Vu: Le petit cahier noir
C'est long 12 heures d'autobus... Même pour aller à New York. Et ce n'est pas avec ce film que ça passe plus vite.
Avec la défunte Brittany Murphy et le très beau Berger de "Sex and the City", il s'agit d'une comédie romantique à l'histoire remarquablement mince. Une jeune femme (Murphy) commence un nouvel emploi comme assistante-productrice d'un talk-show style Jerry Springer. Elle a aussi dans sa vie l'Homme de sa vie dont elle connaît fort peu la vie avant elle.
Sous l'influence de confrères de travail dont une Holly Hunter vitaminée, elle commence a fouiller dans les affaires personnelles de son conjoint: le PALM, les hauts de garde-robe, etc... Évidemment, ça va tourner au vinaigre.
L'interprétation de Brittany Murphy ne nous tirera pas les larmes tellement elle est grossière mais il y a quand même un certain plaisir à voir Holly Hunter jouer la jeune inspirée.
Un autre élément intéressant est la trame sonore, essentiellement composée des chansons de Carly Simon... Ce qui m'a fait redécouvrir cette chanteuse.
Ma Cote: **
Avec la défunte Brittany Murphy et le très beau Berger de "Sex and the City", il s'agit d'une comédie romantique à l'histoire remarquablement mince. Une jeune femme (Murphy) commence un nouvel emploi comme assistante-productrice d'un talk-show style Jerry Springer. Elle a aussi dans sa vie l'Homme de sa vie dont elle connaît fort peu la vie avant elle.
Sous l'influence de confrères de travail dont une Holly Hunter vitaminée, elle commence a fouiller dans les affaires personnelles de son conjoint: le PALM, les hauts de garde-robe, etc... Évidemment, ça va tourner au vinaigre.
L'interprétation de Brittany Murphy ne nous tirera pas les larmes tellement elle est grossière mais il y a quand même un certain plaisir à voir Holly Hunter jouer la jeune inspirée.
Un autre élément intéressant est la trame sonore, essentiellement composée des chansons de Carly Simon... Ce qui m'a fait redécouvrir cette chanteuse.
Ma Cote: **
mercredi 26 mai 2010
mardi 25 mai 2010
lundi 24 mai 2010
dimanche 23 mai 2010
samedi 22 mai 2010
vendredi 21 mai 2010
jeudi 20 mai 2010
De l'autre côté du miroir

Je me souviens de mes examens de médecine interne comme si c'était hier. Après des mois de préparation intense, j'étais allée a Ottawa en auto avec mon ami Damien.
Nous avions écouté " Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve" reprise par Ariane Moffat et surtout nous avions évité de parler de médecine. Après une trop courte nuit, nous nous étions rendus sur Echo Drive, dans les bureaux du Collège, pour ces fameux examens oraux.
Et puis le brouillard.
Je me rappelle le repas du midi, pris seule sur la pelouse en avant du centre d'examen. Puis le retour vers Sherbrooke, dans les larmes puisque seule au volant, j'avais eu beaucoup trop de temps pour penser.
Heureusement, quelques minutes après mon arrivée, les résultats sont apparus sur le site du Collège et mes peurs se sont envolées.
Cette année, 5 années après cette épreuve, j'ai été invitée à faire partie du jury d'examen pour ces mêmes oraux. J'ai accepté, sans trop réaliser que cela me replongerait dans une atmosphère de fébrilité et de panique semblable à celle que j'avais goûté à l'époque.
Et quelle atmosphère!
L'anxiété ètait palpable, la leur et la mienne. Les évalués sont stressés parce que le marathon d'étude est sur le point de se terminer et que tout se jouera sur deux heures. Les évaluateurs sont anxieux car ils ne se souviennent que trop bien de ce moment et que l'importance d'une note juste et exacte est immense.
Quel moment étrange pour moi. Vraiment, me retrouver de l'autre côté du miroir d'un moment aussi significatif a eu quelque chose d'étourdissant. J'ai soudainement pris la mesure du temps passé depuis cette épreuve. Je crois bien que ça ne rajeunit personne de boucler une boucle qui s'étale sur près de 5 ans...
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mercredi 19 mai 2010
mardi 18 mai 2010
Billes autour du monde: The Sassy Bead

Succursale du By Market
Ottawa
Ce magasin de billes est un des premiers que j'ai visité dans ma vie, il y a de cela plus de 10 ans. A cette époque, au volant de ma Tercel verte, j'allais visiter mon amie Maude qui résidait à Gatineau à l'occasion d'un stage.
J'en avais gardé le souvenir d'une caverne d'Ali Baba extraordinaire.
C'est à cause de cette réminiscence que j'y suis retournée, profitant d'un voyage professionnel dans notre capitale nationale . J'aurais probablement du m'abstenir...
Quelle déception!
La sélection de billes est minuscule par rapport au passé et les bijoux exposés n'avait pas la classe d'avant. Les prix ont grimpé ridiculement, contrairement à la qualité des produits. Par ailleurs, il n'y avait aucun endroit disponible pour travailler sur place, ce qui est à mon avis la marque d'un magasin de billes qui se respecte. Il y avait bien une table mais elle était occupée par du matériel en attente de classement.
J'ai tout de même déniché de belles billes de verre en forme de fleurs qui seront parfaite en collier de fil d'argent. J'en ai acheté 5 exemplaires de chaque couleur.
Mais je pense pas retourner à cette succursale, même si tous les éléments en étain sont libres de plomb, détail important à mon avis!
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samedi 15 mai 2010
Le sexe d'un sport

Le hockey est un sport de gars. Il y a des femmes qui y participent mais quand il s'agit d'en faire la promotion, nos publicitaires sortent les nymphettes légèrement vêtues. Si nos créateurs d'images ont recours au bikini, ce n'est pas pour intéresser les dames.
En fait, quand on y pense, il n'y a pas de sports purement féminin. Du moins il ne m'en vient pas à l'esprit. Il y a des activités unisexes comme le jogging et l'entraînement en salle. D'ailleurs, lorsque Club Piscine veut nous vendre des exerciseurs, il nous aligne une femme ET un homme en pudique survêtement de sport.
Et moi qui vient de me mettre à la plongée, je n'ai pas mis longtemps à découvrir le sexe de ce sport. En fait, pour mettre à jour l'orientation de votre sport, il suffit de consulter la revue de référence du sport en question. Dans mon cas j'ai consulté 3 revues différentes.
VERDICT: Masculin!
En effet, il ne m'a pas pris plus d'une dizaine de minutes pour arriver à cette conclusion. Les annonces mettent presque toutes en vedette une ou plusieurs sculpturales jeunes filles, souvent à moitié sortie du "wet-suit" qu'elles essaient de vendre...
Je peux ben avoir de la misère a me trouver un "dry suit" si le public cible est un jeune homme sportif...
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jeudi 6 mai 2010
Tant de non-dits
Nous sommes des animaux grégaires nous dit-on... Nous recherchons la compagnie de nos semblables, certains avec plus de célérité que d'autres mais tous avec l'espoir de trouver notre place parmi les hommes, avec les hommes.
Je ne fais pas exception à la règle. Je cherche aussi le sentiment d'appartenance si rassurant . Je suis aussi en quête de quelqu'un pour partager mon quotidien.
Est-ce la raison de ma sensibilité pour les non-dits de la séduction où serais-je aussi clairvoyante de toute façon? Je l'ignore mais le fait est que peu m'échappe au sein d'un groupe au chapitre des attirances.
Et ces interactions me fascinent.
Cet éclat dans l'oeil lorsque nous apercevons l'autre. Cette perception accrue de la chaleur du corps , du notre comme de celui de l'objet de notre désir. Un frôlement, une pause dans une conversation anodine... Tout cela se lit dans chacun de nos gestes, de nos intonations.
Ce qui ne me soustrait pas pour autant à ces influences. Et comme tout un chacun, je chéris ces moments pour ce qu'ils sont: un instant d'excitation hors du temps, une possibilité de commencement infiniment palpitante. Et la seule proximité de cette éventualité donne plus de couleur à notre vie.
Sentir un regard indulgent sur notre peau, plein de désirs et de questions. Entrevoir une lumière évanescente dans la présence d'un homme croisé par hasard. Voilà qui me rend vivante.
Et je ne parle pas de tomber en amour. Je ne parle pas non plus de séduction. Ce dont je veux vous entretenir survient bien avant ces étapes parfois lourdes et embarrassantes.
Je parle du premier instant. Le tout premier. Celui qui décide de tant de chose et qui est infiniment fragile.
Je ne fais pas exception à la règle. Je cherche aussi le sentiment d'appartenance si rassurant . Je suis aussi en quête de quelqu'un pour partager mon quotidien.
Est-ce la raison de ma sensibilité pour les non-dits de la séduction où serais-je aussi clairvoyante de toute façon? Je l'ignore mais le fait est que peu m'échappe au sein d'un groupe au chapitre des attirances.
Et ces interactions me fascinent.
Cet éclat dans l'oeil lorsque nous apercevons l'autre. Cette perception accrue de la chaleur du corps , du notre comme de celui de l'objet de notre désir. Un frôlement, une pause dans une conversation anodine... Tout cela se lit dans chacun de nos gestes, de nos intonations.
Ce qui ne me soustrait pas pour autant à ces influences. Et comme tout un chacun, je chéris ces moments pour ce qu'ils sont: un instant d'excitation hors du temps, une possibilité de commencement infiniment palpitante. Et la seule proximité de cette éventualité donne plus de couleur à notre vie.
Sentir un regard indulgent sur notre peau, plein de désirs et de questions. Entrevoir une lumière évanescente dans la présence d'un homme croisé par hasard. Voilà qui me rend vivante.
Et je ne parle pas de tomber en amour. Je ne parle pas non plus de séduction. Ce dont je veux vous entretenir survient bien avant ces étapes parfois lourdes et embarrassantes.
Je parle du premier instant. Le tout premier. Celui qui décide de tant de chose et qui est infiniment fragile.
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